Leader de 300 techniciens qui s’occupent de Waston, logiciel permettant de répondre à des questions posées en langue naturelle, Jérôme Pesenti, mathématicien français, se hisse parmi les plus grands dans un pays qui n’est pas le sien. Force est de reconnaître que devenir une personnalité chez IBM est la preuve d’un dur labeur ainsi que d’un génie hors du commun. Comment s’est-il débrouillé ?

Un cursus impressionnant

Vice-président actuel de Watson Core Technology, il faut savoir que notre génie a commencé à tracer son histoire à l’École mathématique française et jusqu’à l’obtention de son doctorat. Couplé à ce profil de scientifique, il semble également qu’il ait une maîtrise en philosophie, ce qui explique son intérêt de toujours mettre l’homme au centre de toute activité.

Pesenti de prôner que l’être humain n’est pas seulement un outil au service d’une entreprise, mais aussi un acteur à part entière dans sa vie : pilier de son identité. Sans trop tarder, notre entrepreneur veut découvrir ce que le reste du monde a à lui offrir. Et c’est ainsi que son périple le conduit à l’Université de Carnegie Mellon, aux États-Unis, dans laquelle il continuera ses recherches en informatique.

Devenu le fondateur de Vivismo, le rachat d’IBM l’a propulsé parmi les plus grands étant donné que ses inventions ont permis de faciliter l’analyse des Big Data. C’est alors que l’intégration de la team Vivismo au projet Watson le place directement en tant que numéro deux.

Les motivations et les objectifs de l’équipe Pesenti

Décoder la langue naturelle n’est encore qu’une prémisse des véritables objectifs de Jérôme Pesenti. En tant que bon chercheur, il cherche à réduire les barrières qui séparent l’homme et la machine. Il souhaite créer, avec l’aide de ses pairs, un procédé plus simple afin de communiquer avec tout ce qui n’est pas chair. Grâce à ses bijoux technologiques, Pesenti ose affirmer que ces derniers ont déjà dépassé l’homme en matière de capacité de calculs, car ils équivalent à des millions de neurones.

Cependant, il n’y a pas lieu de paniquer. Selon Alfred Sauvy, sociologue français, et sa théorie sur le déversement de l’emploi, la machine aura beau dépasser les facultés de l’homme, elle aura toujours besoin de lui pour voir le jour.

Une fois encore, notre mathématicien-philosophe, met un point d’honneur sur le fait qu’au contraire de la créature faite de chair et d’os, la technologie ne restera qu’un outil à exploiter pour refléter l’intelligence réelle de celle-ci.